En regardant en arrière, y’a toujours des petites choses qu’on ferait autrement. Une coupe de cheveux douteuse, un achat de chaussures impulsif et franchement moche, un amoureux qui finalement n’a absolument rien d’intéressant… You know? Même si j’ai fait toutes ces conneries et bien plus encore, après ma première visite chez Kitchenette je n’avais qu’une question: Dans quel espèce de monde j’ai pu vivre à Montréal dans les trois dernières années sans être allée dans ce restaurant? Si je pouvais revenir en arrière, j’y serais allée beaucoup plus souvent. Compte rendu d’une soirée hors de l’ordinaire, pleine de rire et d’amour avec mon amie et collègue blogueuse Eve Martel.
D’abord, ce qui frappe, en entrant chez Kitchenette, c’est la belle simplicité du lieu. Le décor est sobre, efficace (on note d’ailleurs les superbes lampes de Lampi-Lampa), masculin mais pas trop, sophistiqué sans être arrogant. Tout de suite on est invité à la détente; comme si tout d’un coup le corps, le coeur et l’esprit s’ouvraient pour recevoir tout ce que les propriétaires Nick Hodge et Nathalie Doucet et leur équipe ont à donner – et ils en ont beaucoup.
Fidèle à moi-même, je laisse ma destinée culinaire dans les mains du chef Nick Hodge et, dans un spectaculaire abandon d’elle-même, Eve Martel fait la même chose. De toute façon tout a l’air si bon sur le menu qu’on n’aurait probablement jamais réussi à choisir.
En amuse-bouche, pour accompagner mon verre de Bisol et le Chablis d’Ève, Nick nous sert des doritos maison faits la journée même. Des chips de maïs (et quelques uns de peau de poulet) maison couverts d’une poudre (aussi maison) de cheddar et de monterey jack.
Quelle belle façon de débuter le repas! Ça goûte les vrais Doritos – mais en beaucoup meilleur.
Suivent six huîtres malpèques avec leur mignonette de tomatillo et habanero.
Douces, fraîches – des huîtres comme on les aime.
Le troisième service est un mini cheeseburger au chili chicken-fried.
Une véritable petite bouchée de réconfort. Succulent.
Le quatrième service est un taco japonais, superbement présenté sur un petit plateau de bois. Il consiste en une tortilla dure dans laquelle on a mis du boeuf effiloché teriyaki, de la guacamole et une slaw de daikon, le tout accompagné de gingembre mariné, de wasabi et d’un petit cube de gelée de yuzu.
Un délice (et, potin, le plat préféré de Michel Pagliaro, avec qui on a passé un bout de soirée après). Le mélange des goûts, la texture, le croquant…j’ai adoré.
Petite pause, un peu (pas mal) de vin, on prend le temps de discuter avec Nathalie, la douce moitié de Nick et copropriétaire du resto. Ce qui frappe, c’est le plaisir que ces deux magnifiques personnes semblent avoir à faire ce qu’ils font. Y’a juste de la passion, du rire et du gros fun et ça, moi, vous le savez, ça me plaît vraiment beaucoup.
Fin de la parenthèse, on continue le repas.
Pour le cinquième service, Nick nous apporte une pizza grillée au homard et truffes noires d’été.
Euh…miam. C’est tout.
Sixième service. Ok – j’ai plus faim. Mais je suis curieuse et gourmande alors c’est avec impatience que j’attends le prochain plat, qui est un Red fish du Texas noirci, avec hash de coudes de homard (oui, vous avez bien lu) et patates douces, purée de maïs et asperges chicken-fried.
Clairement mon coup de coeur de la soirée. Le poisson est magnifiquement cuit et ses accompagnements frisent la perfection, dans la balance des saveurs autant que dans la présentation. Juste pour ce plat, le détour dans “l’est” vaut la peine.
Dernier service avant le dessert (je la vois, votre face. Ben oui, on a mangé tout ça): un faux-filet saisi avec pouding de maïs, oignons grillés et beurre d’anchois.
J’aurais souhaité avoir un peu plus faim pour déguster ce plat, puisqu’il est vraiment très bon. La viande est ultra tendre et le beurre d’anchois apporte vraiment quelque chose à la table. Je retournerai sans doute le manger sans les mille plats précédents…;)
Rendu là, on aurait pu me mettre par terre et me faire rouler jusqu’à Québec, c’est clair. Cependant, on est là pour goûter à des trucs alors…on fait des gourmandes de nous et goûte à des trucs. Après une pause, un peu de champagne et un trou normand ou deux, on enchaîne avec le dessert: un shortcake aux fraises de M. Legault.
Très léger, pas trop sucré. Juste…aérien. On aime.
Vous pensez que c’est terminé? Nous aussi. Mais NON! Nick nous apporte un dernier dessert (et une grappa, à ma demande, vu que je suis pu capable et que dans ce temps-là, ben on boit plus): un sundae au sticky toffee pudding avec cracker jacks maison.
Y’a une théorie qui veut que, même quand on n’a plus faim, on laisse de la place pour le dessert, surtout quand le dessert est bon. Eve et moi avons offert nos estomacs à la science et avons vérifié cette théorie pour vous. Elle est avérée. Ce dessert est sans doute la chose sucrée la plus cochonne et décadente que j’ai mangée depuis un moment. Absolument fabuleux.
La soirée s’est terminée au restaurant p’tit frère du Kitchenette, Icehouse, avec un verre de Chablis et une rencontre surprenante avec Michel Pagliaro. Un grand moment.
Wow. À écrire ces mots, j’ai le sourire aux lèvres. Et un peu faim. J’ai réellement passé une soirée formidable au Kitchenette et y retournerai souvent, c’est certain. Faut bien rattraper le temps perdu.
Aussi, quand vous irez, prenez le temps de discuter avec Nick et Nathalie. Je me répète, mais je suis réellement tombée amoureuse de ces deux personnes à l’énergie fantastique et à la simplicité et la gentillesse incroyables. Ça fait plaisir à voir et ça se sent dans toutes les sphères de leurs établissements.
Rendez-vous dans ma Kitchenette?
Kitchenette
1353 boulevard René-Lévesque Est



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c est formidable qui aurait pu croire qu un simple resto sur sherbroooke aurait pris une telle empleur chapeaux a vous deux tres fieres de vous
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