Archives mensuelles : mars 2011

Je m’exporte

Bon vendredi!

Je suis bien occupée ces derniers temps parce que je m’exporte un peu. J’ai effectivement collaboré cette semaine à deux blogues fabuleux, un pour une seule fois, l’autre, pour la première d’une dizaine.

Vous pouvez lire mon billet sur les tacos de Grumman78 sur l’excellent blogue Ici et Here, une initiative du magasin général FAIT ICI, que j’adore, ici.

Mon premier billet pour le blogue d’Alsace au Menu (je vous ai parlé de leurs soirées ici et ), est en ligne ici.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires!

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Classé dans Bouffe, Restos

Une Cabane en ville

Bientôt le printemps et, avec lui, une ribambelle d’offres de cabanes à sucre défilent devant nos yeux ébahis et nos estomacs parfois incertains. Que voulez-vous, à force de vouloir réinventer, on arrive avec des drôles de trucs, parfois.  Deux de ces cabanes « nouvelle vague » ont attiré mon attention cette année: celle de Picard, où j’étais samedi dernier et dont je parle ici, et La Cabane, le resto « pop up » de la saison des sucres situé à la Scena, sur les Quais du Vieux-Port. Mercredi soir (à peine cinq jours après l’orgie de bouffe de la Cabane à Picard), mon foie et moi avons pris notre courage à deux mains pour aller essayer la version urbaine de la cabane à sucre  traditionnelle. Si c’est pas du dévouement, ça…

L’excellente équipe du fabuleux restaurant Les 400 Coups (la déesse de l’accueil et du vin, Marie-Josée Beaudoin, le roi de la cuisine, Marc-André Jetté et l’indéfinissable – dans le sens de: il est tellement bon que les mots manquent – maître pâtissier, Patrice Demers) faisant partie du projet, mes attentes étaient très élevées. Faut dire qu’en ce moment, cette équipe a une des meilleures offres en restauration à Montréal. Est-ce que mes attentes ont été surpassées? Non. Mais elles ont certainement été rencontrées.

D’abord, la Scena, la salle dans laquelle se trouve La Cabane, est absolument magnifique. Le Vieux-Montréal d’un côté, le fleuve et le Vieux-Port de l’autre. Un environnement hors du commun et rafraîchissant pour une tradition vieille comme le monde, ou du moins le nôtre, comme la cabane à sucre.

Un shack en ville

Le sirop d'érable, l'ingrédient clé. Le produit noble.

Beaucoup plus équilibré (dans le sens de: j’étais encore en vie – et en forme – en sortant) que celui de la Cabane à sucre du Pied de Cochon, le menu de La Cabane est simple tout en étant sophistiqué et, surtout, très bien exécuté.

Pour donner le ton, le premier service: terrine de gibier, betteraves marinées à l’érable, mousse de foie de  volaille et gelée d’érable, oeufs mimosas soupoudrés à l’érable. Très bon. Surtout la mousse de foie de volaille et sa gelée d’érable. On en voulait d’autre.

Deuxième service: potage de courge fumée, saumon confit au gras de canard, oignons cipollini marinés à l’érable, bouquet d’herbe. J’ai beaucoup aimé le mélange des saveurs de la courge fumée et du saumon. Le plat était doux et parfaitement assaisonné.

Troisième service: Dinde à l’érable, ragoût de cuisse braisée, haricots coco, carottes et oreilles de crisses cuites au four. Ce service venait dans une mignonne petite cocotte à partager, mais j’ai oublié de la prendre en photo. La dinde était très juteuse et tendre, mais j’ai trouvé le plat, bien que bon, un brin fade. Ça s’est amélioré avec un peu de sirop!

Quatrième service: Pot de crème au chocolat, érable et sel de Maldon, glaces à l’érable étagées, financiers à l’érable. Bon. On a déjà établi qu’on vénère Patrice Demers. Évidemment, tout était magique, surtout le financier et le pot de crème au chocolat!

Patrice Demers fait de la magie

Cinquième service: meringue à l’érable refroidie à l’azote liquide. Les bouchées, bien qu’un peu grosses, explosent littéralement en bouche. Magique.

À la sortie, on nous attend avec de la tire de cidre de glace. Une fin toute en douceur.

Somme toute une magnifique soirée dans un bien bel endroit. Réservez-vite – j’ai le sentiment qu’il n’y aura pas de place bien longtemps.

Du 10 mars au 15 avril 2011

Pour réservations: 514-444-4383

Bon appétit!

p.s. là, promis, j’arrête de vous parler de cabane à sucre. J’ai tout plein de billets pour vous, entre autres sur le superbe livre de mon amie Catherine Lefebvre. À suivre!


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La Cabane à Picard

Nous l’attendions avec impatience. C’est jeudi dernier qu’a ouvert la fameuse, l’unique, la visiblement très très populaire Cabane à sucre du Pied de Cochon. Samedi dernier, pour la deuxième année consécutive, j’ai eu la chance de manger avec les copains à la table dans la cuisine, au milieu de l’action et un peu dans le salon de la brigade. Moment absolument magique pour les 12 épicurieux réunis autour de la table. C’était cochon, c’était bon, c’était décadent.

Dans la cuisine de la Cabane, Martin nous explique que la veille, lui et Carl, de chez Gaspor, ont inséminé leurs cochons. Ceux que vous mangerez l'an prochain!

Malheureusement c’est complet cette saison et comme c’est un peu ma politique interne (entre moi et moi-même) de ne pas parler d’événements ou de lieux où vous ne pouvez pas aller dans un futur relativement rapproché, je ne m’éterniserai pas sur mes louanges à Picard et à sa folie.  J’ai quand même pensé vous faire un petit compte rendu du menu, pour les curieux et ceux qui ont une réservation cette année!

J’ai oublié ma caméra, alors je n’ai pas de photo digne de ce blogue. Je vous invite par contre à consulter le très joli blogue de la collègue blogueuse Nathalie Rivard (en anglais) pour la Cabane en images.

1er service:

Huîtres avec eau de mer et gelée d’érable

Salade d’oreilles de crisse, jambon et noix de grenoble, avec vinaigrette à l’érable

Esturgeon fumé à l’érable avec crêpe de sarrasin et ses condiments

Soupe aux pois et foie gras (mon plat favori de ce service)

2e service

Omelette soufflée au homard et pommes de terre fondantes

Tempura maki aux cretons et gravlax de saumon

3e service:

Poulet grillé, gnocchis et foie gras, avec extra bol de gnocchis, foie gras et sauce (Les gnocchis étaient délicieux, le poulet aussi. Comme on nous a servi le poulet entier, avec tête et pattes, certains courageux, dont moi, ont ouvert la bouche de leur poulet pour goûter à la langue. C’est petit, une langue de mini poulet.)

Épaule de porcelet fumée pendant 14 heures, panais et carottes à l’érable (Ça, c’était vraiment délicieux. Tout le monde, ou presque, en a repris. Le porcelet de lait vient de chez Gaspor, où j’achèterai d’ailleurs mon cochon à partir de maintenant)

4e et dernier (ouf!) service:

Tarte tatin aux pommes caramélisées avec glace à l’érable (La meilleure tatin au monde)

Giga boule de nougat glacé, sauce au chocolat, barbe à papa à l’érable (Euh…miam!)

Crêpes frites dans le gras de canard, trempées dans le sirop d’érable (moi, ça, j’adore)

Tire d’érable

The end – et on meurt heureux. Pleins, mais heureux.

Méga merci à Martin Picard et à toute son équipe de nous avoir ouvert les portes de la cuisine.

Un billet sur Gaspor s’en vient.

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Pêche et mignonnes, ou deux filles à la Pêche Blanche

Dans mon billet précédent, je vous parlais de notre implication, à la charmante Catherine Lefebvre et à moi, à l’événement Pêche Blanche Montréal, qui avait lieu pendant la Nuit Blanche du Festival Montréal en lumières. C’est fait. Comment c’était? Plein de froid, de rires, d’amour….et d’épluch-ing de topinambours.

Notre soupe/giblotte de maquereau a été un franc succès, et ce n’est pas pour rien: on y a mis du temps, des bons légumes locaux (mine de rien, éplucher et couper des légumes pour 250 personnes, c’est long. On y serait d’ailleurs encore sans l’aide de Jérémie Marcille, le chef de l’Emporte-Pièce), du poisson éco-durable, du cari blanc de chez Épices de Cru et beaucoup, beaucoup de love.

De l'amour jusque dans la pomme de terre

Le cari blanc d'Épices de cru, que nous avons moulu au mortier. Oui oui. De l'amour, je vous dis. De l'amour.

Catherine et moi avons pensé que vous aimeriez peut-être la recette, alors la voici (telle que rédigée par la merveilleuse Catherine):

Disons pour 4 convives

Ingrédients

45 ml (3 c. à table) huile d’olive

15 ml (1 c. à table) cari blanc fraîchement moulu

1 poireau, en dés (n’ayez pas peur de mettre un peu de vert, pour la couleur et la texture)

1/2 céleri-rave, en dés

4 topinambours, en dés (ceux sans trop de moignons sont plus faciles à peler, conseil d’ami)

2 pommes de terre de taille moyenne, en dés

1 poivron rouge, en dés

1,5 L de fumet maison (on a tous besoin d’un Jérémie Marcille) ou commercial (mais c’est moins bon)

1 maquereau, en cubes de 2 cm environ (idéalement déjà en filet)

2 feuilles de Laurier

2,5 ml (1/2 c. à thé) de safran

5 ml (1 c. à thé) sambal badjak (un semblant de sambal oelek, mais à base d’oignons frits et de piment pour ajouter un peu de chaleur)

Sel et poivre fraîchement moulu

Préparation

Dans une casserole, infuser le cari pendant quelques minutes sans faire brûler.

Ajouter les poireaux et faire suer pendant 5 minutes.

Ajouter le reste des légumes, le fumet, le maquereau et les assaisonnements.

Laisser mijoter pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que les légumes soit cuits à point.

Ajuster les épices selon sa tolérance papillaire et gastrique.

Bon appétit!

P.s. Merci mille fois à ma maman, qui a fourni l’idée et sa recette de cambouze – que nous avons jazzée un brin

P.p.s. Merci à Matthieu Bonneau et Jérémie Marcille de l’Emporte-Pièce pour l’invitation, l’aide, le support….et les cocktails. 😉

Pêche et mignonnes...c'est nous. Photo moche prise avec le iPhone. Sorry.

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