Archives mensuelles : juin 2011

Je suis enthousiaste

Ceux d’entre vous qui me lisent depuis un moment auront compris que je suis une personne un peu enthousiaste. En fait, quand j’aime, j’aime au complet et entièrement. C’est un peu ça que je partage avec vous sur ce blogue. Oui, c’est souvent positif. Vous voulez savoir pourquoi? Parce que je l’ai choisi. Vous savez, en tant que blogueuse, ce que j’écris ici, je le fais par plaisir et par passion. Ce que je veux vous partager, ce sont mes coups de coeur, mes coups de foudre. Avec des lieux, avec des personnes, avec des intervenants de l’industrie. Que voulez-vous, la restauration et la bouffe, c’est tout un monde – et c’est un monde que j’aime profondément.

Je suis consciente que je semble justifier quelque chose, ici. Ce n’est pas le cas. J’ai simplement reçu quelques courriels dans les derniers mois me reprochant d’être trop positive (oui oui!) ou vendue. Je tenais donc à prendre quelques minutes pour mettre au clair le fait que c’est par choix que je suis positive. Pas par obligation. Si je crois que l’endroit en vaut la peine, je vous en parle. C’est tout. Avec tout mon enthousiasme.

À l’inverse, je choisis de ne pas perdre du temps (que je n’ai pas) à être négative sur un endroit ou une personne. Je serai par contre honnête si on me pose une question directe sur un lieu sur lequel j’ai des réserves.

En tant que blogueuse, je n’ai pas de devoir d’objectivité. J’ai le devoir de vous alimenter de mes passions. J’ai le devoir d’avoir du fun. C’est pas mal ça.

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Classé dans Bouffe, Princesse Clarah, Restos

Joe Beef (ou le resto magique)

De l’amour.

C’est une grosse boule d’amour que je ressens chaque fois que je mets les pieds chez Joe Beef. Je l’avais un peu oublié, puisque ça faisait un bout que j’y étais allée, mais il y a quelques semaines, pour l’anniversaire de mon amie et collègue blogueuse Gabrielle Chalifoux, j’ai renoué avec l’endroit de magnifique façon. J’y suis retournée samedi dernier et je compte bien trouver toutes les excuses imaginables pour y aller le plus souvent possible.

Photo: Alain Lefort

Le truc, c’est que Joe Beef est un lieu magique: un endroit où le temps s’arrête, où les petits soucis de la vie disparaissent pour laisser place à une sorte d’euphorie gustative. Si vous voulez mon avis, des restaurants comme ça, il devrait y en avoir beaucoup plus à Montréal. Enfin – ça, c’est un autre sujet.

Comme Gabrielle a déjà parlé de notre soirée entre blogueurs, je vous raconte mon expérience du weekend dernier. Ok? Ok.

Un souper…parfait

Donc. Weekend du Grand Prix. Vous ne le savez pas encore, mais je déteste ça. La plupart du temps, je me sauve à la campagne mais, cette année, mon horaire ne me le permettait pas. Avec des amis, nous avions deux ou trois trucs à célébrer. Parce qu’ils n’y étaient jamais allés, surtout, et parce que j’ai pensé que l’ambiance über-relax du lieu allait compenser pour le chaos régnant dans la ville, F1 oblige, j’ai suggéré le Joe Beef.

Photo: Alain Lefort

21h30 tappantes, mes amis et moi nous retrouvons à la porte de l’institution de la Petite Bourgogne. Tout de suite, nous sommes accueillis par la charmante Vanya qui nous conduit à notre table, située dans la nouvelle section (anciennement McKiernan, maintenant le bar à huîtres). Tout de suite, on se sent bien.

Notre serveur, Patrick (qui deviendra notre meilleur ami), vient prendre notre commande. Mon amie Kat et moi, en bonnes petites princesses, commandons des bulles. Rhéaume, lui, fidèle à lui-même, commande une bière. Pour le reste, vous commencez à me connaître, je n’aime pas choisir. Je donne donc à Fred Morin, le chef et copropriétaire (avec Dave McMillan), carte blanche pour le menu et pour le vin. Il vient nous voir, prend le pouls de la table et go, c’est parti pour une bouffe mémorable.

Patrick nous apporte la première bouteille: un Vouvray 2009 de la maison François Chidaine. Sec, il est parfait pour accompagner la première vague de plats, qui donnera le ton à notre soirée. Et le ton, ben il est plus que juste.

Premier service:

Huîtres natures : Parfaites, douces…on en veut plus

Toasts tomatées et jambon Serrano: Tout en simplicité. J’ai adoré le jambon (on a d’ailleurs croisé les charmants Hivron et Paolo Macchi, de qui j’en achèterai sans doute une caisse).

Piments shisito: Simplement poêlés et salés. Piquants à souhait. On aime.

Heureux, joyeux (et, avouons-le, un peu pompettes), nous prenons une pause pour aller visiter le magnifique jardin derrière le restaurant. Nous sommes vite rejoints par Fred Morin qui, avec toute la gentillesse et l’authenticité du monde, nous parle bouffe et nous donne des recettes pour le fumoir. Mes amis sont charmés, et moi aussi.

Deuxième service: ZE Double Down.

Ok – Vous vous souvenez du fameux Double Down de Poulet frit Kentucky? Le « sandwich » où le pain était remplacé par deux filets de poulet panés, entre lesquels on retrouvait fromage et bacon? McMillan et Morin ont décidé de faire le truc à leur façon en remplaçant le poulet par des escalopes de foie gras panées. Bien que le centre du « sandwich » soit toujours du fromage et du bacon, on remplace ici les trucs industriels moches par des produits de qualité. Ça donne probablement le plat le plus cochon que j’ai mangé de ma vie. Le visage de pur bonheur de mon ami Rhéaume, à la première bouchée, est sans doute le signe le plus évident de la décadence de la chose, qu’il faut goûter pour vraiment croire.

Le Vouvray est terminé. À l’approche du troisième service, Patrick nous suggère la Cuvée de l’enfant terrible, de Jean-François Ganevat. Ça vous est déjà arrivé de tomber en amour avec un vin? Eh ben moi, c’est ce qui m’est arrivé avec celui-là. Le genre de vin qu’on boit le plus lentement possible pour s’assurer de le savourer longtemps. Le genre de vin dont on veut tordre la bouteille pour boire la dernière goutte. You know? 

Troisième service: spag au(x) homard(s)

Le spag au homard, c’est un peu la signature de Joe Beef, puisqu’il est un des seuls items à être sur le menu, si je ne me trompe pas, depuis le tout début. Et y’a de quoi. Imaginez-vous un peu: un homard entier (dans notre cas, un peu plus, puisque nous partageons le plat à trois), servi sur des pâtes sauce au homard, crème, bacon et origan. Souvent imité, jamais égalé, ce plat est sans doute le meilleur du genre – ever. C’était SI bon que nous avons commandé du pain pour terminer la sauce.

Quatrième service: la méga-giga côte de boeuf

Arrive sur notre table une gigantesque côte de boeuf dans son jus, accompagnée de rondelles d’oignons. Dans nos assiettes se trouvent d’épaisses tranches de tomates et d’oignons avec une sauce au fromage bleu. La viande est d’une qualité exceptionnelle, tendre à souhait, savoureuse. Clairement, rendus là, on mange par gourmandise parce qu’on n’a plus très faim, mais c’est délicieux – alors on continue. Le sourire un peu niais que nous avons au visage est sans doute un bon indice du total bonheur gastronomique que nous vivons juste à ce moment-là.

On déménage dans le jardin pour terminer la soirée avec  un(des) digestif(s), un peu euphoriques, imprégnés de la magie de Joe Beef et de sa merveilleuse équipe.

Photo: Alain Lefort

Vous savez ce qui m’a fait plaisir par dessus tout lors des mes deux visites récentes chez Joe Beef? C’est de voir une bande de gens vraiment, réellement, amoureux de la bouffe, des bons produits, de la bonne vie et du monde. De vrais restaurateurs qui font leur métier pour les bonnes raisons. Et ça, moi, ben ça me rend vraiment heureuse.

On reviendra, Joe.

—-

Joe Beef

2491, rue Notre-Dame Ouest

514-935-6504 (Réservation nécessaire. Le resto est mini et très, très populaire)

http://www.joebeef.ca

N.b. Le livre « The art of living according to Joe Beef: the book » sera disponible le 11 octobre 2011. Je vous en reparle, mais ça promet.

N.b. #2: Mille mercis, encore, à Fred Morin et à Patrick Oakes, qui nous ont si bien traités qu’on a eu envie de déménager là.

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