Archives mensuelles : septembre 2010

Kitchen Galerie Poisson, ou le jour où je suis tombée en amour avec une dorade

Il y a trois semaines, c’était mon anniversaire. J’ai été choyée: des amis, une magnifique bouffe préparée par mon chef favori, Éric Gonzalez, et des superbes cadeaux, dont des bijoux, un superbe sac vintage Muse par Christian Chenail, le très éclaté et génial livre de photos Heaven to Hell de David Lachapelle, une pochette de chez Lorena Rossi et, ce qui nous intéresse aujourd’hui, un souper au nouveau Kitchen Galerie Poisson.

C’est mardi. La soirée est fraîche. Après un verre de bulles à l’Assomoir Notre-Dame (que j’aime bien, mais GOD que le barman était emmerdant!), mon amie Claude et moi nous sommes dirigées vers la nouvelle mecque du poisson de Montréal, le Kitchen Galerie Poisson.

À l’image du premier Kitchen Galerie (pas poisson, celui-là. Juste…Kitchen Galerie), le décor Kitchen Galerie Poisson, ou KGP pour les intimes, est confortable, simple, un peu « garroché » mais très très sympathique. Tout de suite, je regrette de ne pas avoir réservé au bar; l’idée de déguster des huîtres et un verre de champagne accoudée au bar en est une qui me plaît particulièrement.

Enfin on prend place à table et le fort sympa Jean-Philippe Saint-Denis, qui a pris les reines du troisième établissement du duo (l’autre chef-propriétaire, c’est Matthieu Cloutier, que vous avez entre autres vu à la finale des Chefs), nous accueille avec un verre de bulles. Jusque là, tout va bien, vous vous en doutez.

Comme je le fais souvent quand j’essaie un nouveau restaurant, je donne carte blanche au chef. On veut goûter, on veut essayer, on veut sentir, on veut profiter. On ne prend donc pas la peine de regarder le menu ni la carte des vins (on les regarde, bien entendu, à la fin du repas). Notre seule consigne: faut que ça soit bon. Et cette consigne, la bande de joyeux lurons du KGP l’ont eue à coeur. C’était délicieux.

1er service: Une douzaine d’huîtres, six variétés. Gros coup de coeur pour les Island Creek. Juteuses, délicieuses, dodues. Miam.

2e service: Trois entrées en une: escargots frits et calmars frits, crevettes tempura et leurs mayos.  Beaucoup de friture, l’affaire est claire, mais c’était vraiment bon.

3e service: Un tartare de saumon et de la pieuvre grillée sur salade roquette et tomates cerises, accompagnée d’humus. Le tartare de saumon, quoique classique, est délicieux et frais, mais le gros coup de coeur va à la pieuvre grillée. Cuite à la perfection, elle est merveilleusement complétée par l’humus, la verdure et les tomates cerises. MIAM.

Bon. Là, clairement, on n’a plus faim, mais voilà qu’on nous arrive avec une dorade complète. Elle est grillée, farcie de tout plein de quartiers de citrons et servie avec une polenta et un pesto ultra crémeux. On goûte un peu beaucoup par gourmandise parce que, en vrai, on est déjà saoules de bouffe et un peu pompettes de tout ce vin. Et là, c’est le coup de foudre. Cuite à la perfection (encore, I know, mais je cherche une autre expression et j’en trouve pas), la dorade fond dans la bouche et ses accompagnements la complètent d’une très jolie et agréable façon. Malgré toute la bouffe ingérée avant, c’est l’amour entre la dorade et nous, et nous avons peine à cesser de manger. Après avoir mangé les trois quarts du poisson, on abandonne. À reculons.

Pause. On n’en peut plus. On voudrait manger encore mais ça se peut pas. Nous sommes repues, nous sommes bien. Somme toute, une excellente, excellente soirée qui se termine avec une tarte au citron assez moyenne, mais c’est probablement dû au fait que je ne suis pas fan de la tarte au citron à la base.

Très hâte d’y retourner pour goûter aux soupes et au risotto de homard et à toutes les autres bonnes choses qu’il y a au menu.

Bravo à Matthieu et Jean-Philippe pour une autre belle réussite, et merci de vous être installés si près de chez moi!

Quant à vous, amis lecteurs et foodies amateurs de poisson…allez-y là, là. Mais réservez d’avance parce que même le mardi soir, c’est plein.

Kitchen Galerie Poisson

399, Notre-Dame Ouest

514-439-6886

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De la rue aux étoiles 2010: les grands chefs de Montréal se mettent à la bouffe de rue

J’ai de la chance…jeune, j’ai eu un toit sur la tête (j’en ai encore un, d’ailleurs, ce qui est somme toute assez agréable), de la bouffe trois fois par jour, une bonne éducation et de l’amour. En vrai, on peut pas vraiment demander mieux. Malheureusement, plusieurs adolescents n’ont pas cette chance. Plusieurs d’entre eux ne savent pas où ils vont passer la nuit, ne savent pas quand ils mangeront la prochaine fois. J’ai vraiment de la difficulté avec ce concept-là parce qu’ado, on est fragile. On a besoin d’un toit, on a besoin de manger. On a besoin de savoir qu’on est aimé et d’avoir une famille. Pour des centaines d’adolescents à Montréal, cette famille-là, c’est Dans la rue. Je ne m’éterniserai pas sur l’organisme et son histoire (vous connaissez sans doute le Père Pops? Eh bien c’est lui, le fondateur), mais je vous invite à faire un tour sur leur site web pour découvrir une équipe extraordinaire qui fait un travail franchement incroyable auprès des jeunes.

Je m’implique avec cet organisme depuis plusieurs années, plus précisément avec l’événement annuel de levée de fonds De la rue aux étoiles, un événement gastronomique où des grands chefs de la métropole se réunissent et s’approprient la cuisine de la rue. Non seulement l’événement est-il pour une cause qui me tient vraiment à coeur, mais, en plus, c’est bon.

Cette année, De la rue aux étoiles se tiendra le 22 septembre dès 18h au Belvédère du Centre des Sciences et, tenez-vous bien, nos chefs font une compétition de poutine! Animée par Anne-Marie Withenshaw, cette compétition amicale sera jugée, entre autres, par le très sympathique Jean-Philippe Tastet et la fabuleuse Hélène Laurendeau.

Et ces chefs, qui sont-ils?

  • Alonzo Ortiz, de Pintxo cuisine espagnole, cuisinera une Poutine au confit
  • Jonathan Nguyan, de Boucan, cuisinera la poutine  »Pit Boss » : Frites, fromage en grains, sauce revisitée du Boucan, morceaux de tarte à la pomme fumée et le fameux pulled-pork du Boucan
  • Jennifer Nickle, de Bice, cuisinera une poutine façon thai braisé « Pork and Chips »
  • Marc-André Royal, du St-Urbain, nous fait une purée de pommes de terre fumée avec joue de veau braisée, vieux cheddar et sauce à la truffe noire
  • Marino Taverres, du Café Ferreira, cuisinera des pommes de grelot rôti aux herbes , chorizo et fromage serra
  • Laurent Godbout, de Chez l’Épicier, cuisinera une poutine-dessert aux ananas, gâteau au fromage et sauce au caramel au beurre salé
  • David Ferguson, du Jolifou, nous préparera des poitrines de boeuf fumé avec sauces cheddar diverses et tortillas
  • Chuck Hugues, du Garde-Manger, cuisinera une poutine au homard
  • Benjamin Leonard, du Barroco, nous fera la « coquille bocata »; une chantilly de pommes de terre chaudes, caramel de lime, poêlé de paella, et tomme de brebis parfumée au paprika fumé
  • J. Baptiste Marchand, du tout nouveau Pied de Poule, cuisinera des Croqu’poutines.

Belle liste, non? Si vous voulez goûter tous ces plats complètement débiles, en plus de contribuer à une excellente cause, vous savez quoi faire! Les billets sont en vente au coût de 125 $ chacun (avec un reçu d’impôt de 100 $). Vous pouvez également vous procurer 10 billets pour 1000 $ (avec un reçu d’impôts de 750 $).

Réservez vos billets dès maintenant en appelant au 514 526-5222 ou en envoyant un courriel à dons@danslarue.org

Pour plus d’infos: http://www.danslarue.org

J’espère vous voir là-bas!

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Friche et célèbre: ze market edition

Être résidente du Vieux-Montréal comporte, tant qu’à moi, beaucoup plus d’avantages que d’inconvénients: c’est beau, il y a plein de bons restos et cafés, il y a toujours une fête quelque part et mon chien y est une vedette. Quoi demander de mieux? Une chose: un marché!

Nous avons bien le super IGA Louise Ménard du Complexe Desjardins et quelques bonnes boutiques de produits fins (je pense, entre autres, au Cartet, au Marché du Vieux et à Beniamino), mais nulle part pouvons-nous acheter des légumes frais biologiques et pouvoir en parler avec la personne qui les a cueillis. Vous comprendrez donc mon excitation INTENSE à l’idée d’avoir un vrai marché ce weekend à deux pas de chez moi!

La bande de Friche et Célèbre, un superbe parc éphémère conçu et réalisé par des résidents exemplaires, dont mes amis Patrick Lalonde (propriétaire de la superbe boutique Sporting Club) et Olivier Lapierre, nous a concocté un weekend tout en musique et en champêtreries (oui oui, je sais, ça existe pas, ce mot-là). J’me peux pu (ou, I can’t myself anymore, si on veut aller dans le bilingue).

Lors de cette activité, vous (et moi) pourrez acheter les produits de la ferme D-Trois-Pierres, cultivés sur l’Île de Montréal! On peut difficilement acheter plus local…

Et le plus cool, dans tout ça? Un grand banquet gratuit à 17 h 30, dimanche. Tout le monde est invité et y’a du jazz. Fait que…;)

Quand? Samedi et dimanche, de 11h à 18h

Où? Sur Notre Dame Ouest, au coin St-Jean.

P.S. C’est pas tout! Ce weekend, c’est aussi les Portes ouvertes sur les fermes du Québec. Enjoy!

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CF pour Chien Fumant…et pour Complètement fan!

Jeudi dernier, c’était ma quatrième visite au très sympathique resto Le Chien Fumant. Faut comprendre que c’est par pure paresse que je ne vous en ai pas parlé avant, puisque je suis une fan finie depuis à peu près la première minute. Je suis désolée, je n’ai pas de photo, mais je trouve que le Chien Fumant se vit mieux qu’il se regarde…et comme je suis loin d’avoir les talents de photographe d’Annie Michaud, la Capricieuse, je n’ai pas osé essayer de transmettre, via ma lentille, ce qu’on ressent quand on entre dans le monde de ce fabuleux micro restaurant du Plateau.

D’abord, c’est qui, les Chiens Fumant?

Ils sont trois proprios, ils sont jeunes, ils sont résolument cool et ils font plaisir à voir. Aux fourneaux, Maksim Morin, qui aime la bouffe et le produit et qui le laisse paraître dans son attitude et dans sa cuisine. En salle, Nicolas Gamache et David Schmidt (qui a compris le concept du très très bon cocktail). Ce qui est vraiment bien avec ces trois charmants garçons, c’est qu’ils aiment vraiment ce qu’ils font et que ça paraît dans chaque détail.

Le lieu

Le concept? Je n’ai pas de vraie réponse, mais je dirais…le confort. Ce qui frappe, quand on entre, ce sont les magnifiques pièces de bois que sont le garde-robe et le bar. On remarque aussi les bouteilles d’alcool astucieusement accrochées au plafond au dessus du bar avec…des élastiques bungee. L’endroit est beau sans être prétentieux. On a envie d’y traîner longtemps, assis au bar, à regarder Maksim et son équipe cuisiner des bonnes choses et à se demander quel genre d’ingrédient bizarre (mais intéressant) David est en train d’ajouter à ses cocktails.

La bouffe

J’ai mangé plusieurs excellents plats lors de mes visites à l’établissement, mais celui de jeudi dernier était mon favori, alors c’est sur celui-là que je m’attarderai. Donc, jeudi dernier, après une activité avec les très sympathiques Touilleurs pour le lancement de leur nouvelle (et excellente) émission, ma très bonne amie Catherine Lefebvre et moi avons décidé de nous faire une petite bouffe assises au bar (un must, si vous êtes trois ou moins) du Chien Fumant. Comme à mon habitude, j’ai laissé David choisir pour moi (un plat principal seulement, comme les portions sont immenses et que nous avions déjà mangé quelques tapas de Marie-Fleur St-Pierre du Tapéo, aux Touilleurs), alors que Catherine a opté pour deux entrées, soit les tacos de pieuvre et les gnocchis au homard. Si j’ai moins aimé les gnocchis, que j’ai trouvés un peu salés et pas assez fermes, les tacos étaient absolument…débiles. Je m’excuse, il n’y a pas d’autres mots.

Moi, finalement, j’ai eu un flétan rôti, cuit à la perfection, servi avec des mangues et oignons marinés, un dahl (purée de lentilles) délicieux, de la coriandre en masse, des noix d’acajou et une sauce au babeurre. Une balance parfaite entre la fraîcheur et la richesse des épices, des goût – un choix judicieux pour cette soirée d’été pas chaude chaude.

Je vous conseille aussi fortement les ribs coréens, que je n’ai jamais mangés mais souvent goûtés et qui se retrouvent relativement régulièrement sur le menu – un parfait plat d’automne.

Les petits +

– Le jardin à côté du resto, où poussent légumes et fines herbes

– Le traiteur qui s’en vient bientôt, et dont j’ai pas mal hâte de faire l’expérience

– Le fait que l’endroit soit ouvert jusqu’à 2h du mat

– Pas mal tout, finalement!

Courez-y cette automne, vous m’en donnerez des nouvelles.

Le Chien Fumant

4710 rue de Lanaudière (coin Gilford)

514-524-2444

(Les réservations sont suggérées…lire: pas mal essentielles)

Bon appétit!

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